Chat de gouttière : caractère, santé et mode de vie
On appelle chats de gouttière les félins domestiques qui n’ont pas de pedigree officiel. Bien que présentant des caractéristiques extrêmement variées, ils partagent plusieurs points communs en termes de comportement, santé, mode de vie et besoins nutritionnels de base. Explorons ensemble ces aspects en profondeur pour vous aider à comprendre et prendre soin de votre chat de gouttière.
Le chat de gouttière, un compagnon sans pedigree
L’expression “chat de gouttière” désigne un chat sans race reconnue. Il ne correspond à aucun standard tel que ceux établis par des organismes félins comme le LOOF (Livre Officiel des Origines Félines) ou la Fédération Internationale Féline.
Historiquement, ce terme était employé par les Parisiens pour qualifier les chats qui se baladaient sur les toits et les gouttières, d'où son nom.
Contrairement au chat errant (ou chat haret), le chat de gouttière peut très bien avoir un foyer et un cadre de vie humains, même s’il ne suit pas de ligne génétique spécifique.
Apparence du chat de gouttière
L’absence de standard génétique confère au chat de gouttière une incroyable variété d’apparences : de la taille à la couleur de robe (tigré, bleu, roux, noir, écaille de tortue, calico, tuxedo…), en passant par la structure du corps (tête plus ou moins volumineuse…), longueur du poil, toutes les possibilités existent.
Des traits particuliers (comme les oreilles repliées d’un Scottish Fold ou les pattes courtes d’un Munchkin) peuvent apparaître, bien que ces caractéristiques soient souvent le fruit de l’élevage sélectif plutôt que spontanées.
Comportement et éducation
Le caractère d’un chat de gouttière est influencé par son patrimoine génétique, son éducation, son vécu (notamment le sevrage) et son environnement. Un chat n’ayant connu que l’errance peut se montrer plus indépendant ou distant, mais chacun évolue à son rythme.
L’éducation repose principalement sur la socialisation progressive : rencontres avec d’autres animaux, exposition à différents environnements, apprentissage de la litière, gestion des griffades et d’autres comportements indésirables (chasse…). Le respect du caractère et de la nature du chat reste primordial pour instaurer la confiance.
Santé et suivi vétérinaire
Si des prédispositions à des maladies sont présentes chez certaines races félines, on ne peut pas en dire autant du chat de gouttière, puisqu’il n’appartient pas à une race, justement.
De ce fait, il réclame les mêmes soins que la plupart de ses congénères. Cela inclut :
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Des visites vétérinaires préventives : examen général, vaccination, conseils personnalisés, identification par puce électronique.
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La stérilisation / castration : essentielle pour prévenir les portées non désirées, certains comportements (fugues, marquages) et réduire les risques de tumeurs mammaires.
Comment nourrir un chat de gouttière ?
Les besoins nutritionnels du chat de gouttière
Tous les chats, qu’ils soient de gouttière ou de race, ont des exigences nutritionnelles spécifiques :
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Taurine : acide aminé vital pour la vue, le cœur et la reproduction notamment.
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Arginine : indispensable pour la production d’ornithine, qui permet d’éliminer l’ammoniac du corps, ainsi que pour la digestion des graisses.
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D’autres acides aminés comme la méthionine, qui acidifie les urines et est essentielle au bon fonctionnement du foie et du système nerveux.
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Lipides : assurent l’apport d’énergie, la production hormonale et celle de la membrane cellulaire.
Quelle forme de nourriture lui donner ?
Les 3 principaux types de nourriture que l’on peut donner à son chat de gouttière sont :
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Croquettes : bonnes pour la santé bucco-dentaire (incitent à mâcher), pratiques, souvent enrichies en nutriments.
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Pâtées : augmentent l’apport en eau, appréciées des chats difficiles.
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BARF / alimentation ménagère : possible mais délicate à équilibrer.
Habitat et bien-être
Comment aménager le lieu de vie du chat de gouttière ?
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Fournir un espace sécurisé et calme, avec un panier confortable.
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Un arbre à chat et un griffoir sont essentiels pour l’exercice, la détente et la préservation du mobilier.
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Gamelles pour eau et nourriture, bac à litière toujours propre et au contenu régulièrement renouvelé, jouets variés, accessoires d’hygiène sont indispensables.
Hygiène et toilettage
Le brossage régulier du chat de gouttière l’aide à éliminer les poils morts et à prévenir les boules de poils, et ce, même s’il fait régulièrement sa toilette en se léchant.
Tout aussi important est le nettoyage occasionnel des yeux et oreilles avec des produits adaptés (et sans coton-tige).
Les soins bucco-dentaires consistent, quant à eux, au brossage avec une pâte adaptée pour prévenir la formation de tartre.
Enfin, la coupe des griffes est à effectuer environ tous les 2 mois avec un coupe-griffe.
Reproduction et stérilisation
Une chatte peut avoir 4 à 8 chatons par portée, et jusqu’à 4 portées par an. La gestation dure entre 64 et 69 jours.
Sans contrôle, la situation peut rapidement devenir ingérable, tant pour les propriétaires que pour les animaux eux-mêmes qui souffrent alors de problèmes liés à la surpopulation (insalubrité, conflits, maladies…).
La stérilisation limite la reproduction, prévient les tumeurs mammaires et les comportements territoriaux. Elle contribue également à réduire la pression sur les refuges et associations, dont beaucoup manquent déjà de places.
Où adopter un chat de gouttière ? Quel budget prévoir ?
On peut recueillir un chat de gouttière qui vit dans la rue, en s’assurant qu’il n’est pas déjà identifié. La visite chez le vétérinaire est d’ailleurs l’occasion de le passer au lecteur de puce. On peut aussi demander à une association ou au personnel d’un refuge de vérifier son éventuel puçage. Rappelons, au passage, que l’identification est une obligation légale pour le propriétaire.
Il est également possible d’adopter un chat de gouttière auprès d’un particulier (naissance d’une portée, personne qui ne peut plus s’en occuper, décès du propriétaire…) ou dans un refuge.
Les frais d’adoption (identification, vaccination, stérilisation) en structure d’accueil s’élèvent souvent à 150-300 euros.
Ce qui nous amène à aborder la question du budget à lui consacrer. Il se situe généralement entre 50 et 80 euros par mois, couvrant alimentation, soins de base, litière et accessoires.
Ces dépenses sont susceptibles d’augmenter en cas de maladie chronique, d’accident ou de vieillesse. Envisager une assurance santé serait donc extrêmement utile.